Journal d’une diabétique 💉🪷 Mai 2025

Journal d’une diabétique 💉🪷 Mai 2025

16 mai 2025 · Diabète · Handicap · Santé

Bien le bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien ?

Je vous propose de découvrir à partir d’ici mon vécu avec le diabète de type 1, le diabète dit insulino-dépendant, tout récemment diagnostiqué. Sans filtre, j’ai envie et le besoin de vous partager, à la fois pour conscienter sur le sujet et vider un peu mon sac, mon quotidien avec cette maladie. Dans cette première publication, je vais commencer par le début: d’où est sorti ce bazar  ?  🤔

Depuis début 2025, donc en janvier, voire peut-être même avant mais difficile à dire…, je commence à me sentir continuellement épuisée, même en ne faisant rien de bien particulier comme activité, à sentir que je flottais dans mes vêtements. Je mettais ça sur le compte du stress car j’ai eu une fin d’année assez éprouvante sur le plan émotionnel, puis sur le compte  de la saison: il fait gris, il n’y a pas de soleil, et un ciel couvert ça m’affecte énormement et ce, depuis des années.

En février, je commence petit à petit à uriner très souvent, depuis toujours je me lève la nuit pour aller aux toilettes mais là, c’est plus deux passage mais sept ou huit, et je débute une drôle d’obsession: celle de l’eau. Et  une autre pour la bouffe. L’eau est devenue une nouvelle drogue et je multpliais les goûter, les plaisirs sucrés/gras que je mettais sur le compte d’envies régressives. Jusqu’à que vraiment, je m’interroge sur cette obsession de l’eau car quand j’ai commencé à me dire que l’eau, c’était trop bon (😅🤣) quite à en boire cul sec et à m’en foutre partout (oui vraiment, je buvais comme si je sortais d’un périple solo dans le désert, toute déséchée co.menun vieux raisin rassis et que je découvrais une oasis d’oùje puvais enfin, miracle, me désaltérer) je me suis dit que quelque chose clochait pour de bon, d’autant plus que sur la balance – j’ai dû m’en acheter une 😒 – je continuais de perdre du poids, en moyenne un kilos par semaine 😱, malgré ce que j’engloutissais et cette fatigue qui ne prenait pas fin, au contraire elle empirait, une forte envie de comater m’habitait…

La veille de mon RDV chez le médecin: crevée, creusée, je flottais dans mes fringues. Je pesais 49 kilos

C’est début mars que je prends rdv avec mon médecin qui soupçonne directement un diabète mais sans être totalement sûr, à cause de mon poids et de mon âge car le diabètede tyoe 1 est majoritairement un diabète juvénile et le type 2 est trop souvent associé à un excès de poids, sinon un problème hormonal (j’ai eu un spotting entre deux cycles) ou thyroïdien, j’eu droit à une prise de sang à faire au plus vite, ce que je fis le lendemain mais j’ai dû attendre une semaine avant de revoir le docteur. A la lecture des résultats de sang, elle a directement téléphone au service de diabétologie de l’hopital pour avoir un retour sur son prédiagnostic de diabète et ils lui ont dit de m’y envoyer en urgence dès le lendemain et je refais sur place une autre prise de sang pour d’autres analyses à transmettre à ce service.

Le lendemain, je me rends à l’hôpital avec une amie, à la fois comme soutien et pense-bête (🤣) car dans mon état de fatigue actuel, il m’était difficile de me concentrer et surtout d’enregistrer les informations car à trop me concentrer sur l’instant présent pour comprendre un dialogue, surtout avec de nouvelles personnes à laquelle je dois m’adapter pour les comprendre avec mon handicap auditif, j’avais vraiment besoin d’être accompagnée pour les rendez-vous importants. Et c’en était un puisque ce 18 mars, j’ai la confirmation avec une glycémie qui s’est barrée dans l’espace et des résultats sanguins qui laissaient à penser que mon pancréas ne fonctionnait plus, que j’avais bel et bien un diabète de type 1. Les trois symptômes principaux qui indiquent une décompenssation du diabète sont des mictions importantes, une soif intense, une perte de poids (en plus du reste, la fatigue, j’ai eu aussi la sensation qu’on pompait dans mes muscles, du brouillard mental, …). Très vite, on me dit qu’on ne va pas me lâcher comme ça dans la nature et on m’explique ce qu’est le diabète, surtout le type 1 (maladie auto-immune où les anticorps détruisent des ilôts de langherans du pancréas, surtout les cellules bêta qui produisent de l’insuline, ce qui entraîne l’arrêt de la production de cette dernière et une dépendance à de l’insuline artificielle vitale à la vie et à la régulation du taux de sucre dans le sang) qui n’est pas le même que le 2 (on produit encore de l’insuline mais soit en insuffisance, soit elle rencontre de la résistance dans son absorbtion par le corps, d’où pour ce type généralement une association avec le terme insulino-résistant) . J’ai droit à des explications sur mon traitement à débuter immédiatement, du matériel et c’était parti mon kiki.

Mes premiers goodies de diabétique 🤣🫣

Avant de sortir de là, j’ai dû refaire faire une prise de sang pour vérifier entre autres les anticorps car le diabète ne se rèsume pas qu’à un type 1 ou 2 mais a plusieurs sous-type (LADA, michtondrial, …) et d’autres types de diabète existent également, le type 1 et 2 sont les plus courant (le 2 touche des millions de gens dans le monde, le 1 moins mais reste d’après l’OMS la première maladie non-pandémique dans le monde et le nolbre de cas/année est en nette augmentation…) pour un diagnostic définitif et à ce jour, je n’ai pas encore ces résultats car ces analyses prennent du temps 😮‍💨 . Le soir même, c’est en présence et avec l’aide de mon amie et de mon amoureux que je débute mon traitement pour le diabète T1.

Est-ce que j’ai été choquée d’apprendre la maladie ? Non parce que ça mettait les mots que ce qui se passait et je ne me suis jamais faite d’illusision quant à vivre une longue et belle vie sans crasses donc bon. Ce qui m’a plus choqué, c’était d’apprendre que j’étais à ça du coma acidocétosique (dû grosso merdo à une hyperglycemie prolongée et où le corps se met à produire des toxines, des déchets,  et s’épuise). A la seule idée de plonger ma famille dans la peur, pire le deuil, de ma faute, c’est quelque chose qui me remue très fort. Si j’étais toute seule, sans animaux, sans entourage, très honnêtement, je ne m’en serais pas formalisée, mais savoir là, tout de suite, que je peux causer une peine à ceux que j’aime, c’est un sentiment… dur à ressentir pour moi. A chacun son rapport particulier avec la vie/la mort, les bonnes et mauvaises nouvelles, on ne réagit pas tous.tes pareil 🫶

J’ai, je considère, une vie un peu en montagne russes, où souvent j’essaie de trouver un équilibre, qui se fait mais ne dure jamais. Et toujours quand je pense l’avoir trouvé, il y a l’univers qui vient y donner un coup de pied. Le diabète, c’est un peu ça car à partir du jour où j’ai eu le diagnostic, ca a été de nouveau des changements à apporter au quotidien, de nouveau une réadaptation et des montagnes russes d’émotions 🫣  Au moins, par la force des choses et l’habitude, j’ai pu rapidement gérer tout ce bouleversement assez rapidement, pas au point d’en faire un non-sujet, du tout, mais de l’intégrer à ma vie et de l’accepter immédiatement. 🌟

Ce que je retiens surtout de ce 18 mars, c’est qu’on a la famille qu’on se choisit, qu’on voit les choix que font les autres et que l’on fait soi-même qui viennent déterminer les relations. Que je n’ai pas été seule et que ça a servi de déclic pour plusieurs choses que je garderais pour l’instant privées. Que le diabète n’est rien de ce que l’on imaginait, très vaguement, faute de véritable sensibilisation du grand public et de beaucoup de stéréotypes. Que comme toujours, d’une grosse bousse dans ma vie, sous la chaussure, je vais la gratter, la déloger et en faire quelque chose de bien. 🫶🌟

On se dit à la prochaine?

Manon 🌸

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